mémoire de frère-le dernier sacrifice

mémoire de frère-le dernier sacrifice
Voici la deuxième partie de cette fic décidément bien longue. Merci encore à ceux qui la lisent en entier et qui me laissent un commentaire gentil à la fin. Cette deuxième partie est l'avant-dernière. Je ne sais quand j'aurai fini la dernière mais je tâcherai de me dépêcher.
Je tiens à préciser que je n'ai pas suivi exactement l'animé et que j'ai un peu tourné cela selon ma propre vision des choses. Par exemple, le passage devant la porte est enlevé, et remplacé par le trou noir. La réaction de Rose est aussi totalement imaginée. Je vous prierai néanmoins de ne pas trancher à cause de ces petits changements, et d'accepter cette version comme étant la mienne. Merci encore. Et aussi, pour ceux qui n'ont pas vu le dernier épisode de l'animé, je me dois de vous avertir que ce passage peut-être un spoiler important. Surtout ne le lisez pas, pour ne pas être influencé par ma version, et pour pouvoir savourer celle de l'animé. Merci encore une fois.

Edward...Mémoire de frère

Partie n°2 « Le dernier sacrifice »

Le noir complet. Je ne ressens aucune émotion, et je n'ai plus aucun souvenir. J'erre simplement dans ce noir infini, comme un automate que l'on aurait oublié d'éteindre. Je ne suis pas seul, d'autres personnes marchent avec moi. J'entends leurs voix désincarnées, mais je ne peux les voir. Certaines me semblent familières, d'autres non. Soudain, un bruit de porte. Un peu de lumière pénètre, mais n'éclaire nullement le néant. Une voix.
« Ed? Edward? Ed, tu m'entends? », dit-elle.
Edward. Il me semble connaître ce mot. C'est ainsi qu'on m'appelait autrefois. Je me dirige vers cette porte, et la voix se fait plus forte, plus insistante. Dans ma tête, des images. Des gens prononcent ce mot, Edward. Une femme brune au sourire angélique, une jeune fille blonde tenant une clé anglaise, un homme aux cheveux noirs portant des lunettes, un autre aux yeux de braise...Je crois connaître ces personnes, mais je n'en suis pas sûr. Je continue d'avancer, et à chaque pas que je fais, je sens une tristesse familière monter en moi. Je l'ai déjà ressenti ce fameux jour, celui où je t'ai perdu. La porte se rapproche, et je vois un jeune garçon se dessiner dans l'entrebâillement. Il marche vers moi, et je crois le reconnaître. Tu es comme dans mes souvenirs. Tu me croises, et me chuchotes:
« A plus tard, Nee-san »
Puis, tu t'en vas rejoindre les autres. Je franchis enfin la porte, et une douleur foudroyante s'empare de moi. Je suis en train de réintégrer mon corps.

J'ouvre brusquement les yeux. Mon corps entier me fait souffrir, et la lumière trop vive m'aveugle. Au dessus de moi, se dessine le visage d'une jeune femme que je crois connaître. Rose, c'est comme cela qu'elle s'appelle. Elle semble profondément émue, mais je n'en connais pas la raison. Je tente de lui sourire, et les muscles de ma mâchoire me font mal. Mais aussi, je sens ma vision s'embuer. Tandis que j'essuie avec difficulté les quelques larmes qui coulent sur mes joues, je lui demande.
« Pourquoi est-ce que je pleure? »
Ma voix est encore faible et saccadée, comme si je l'utilisais pour la première fois. Soudain, je m'immobilise. Cette main qui touche ma joue, elle n'est pas aussi froide que dans mes souvenirs. Elle est chaude et douce. Toute ma vie me revient alors en mémoire, ainsi que l'automail qui autrefois me servait de bras. Mais maintenant, il n'est plus là. Je contemple un moment mon membre nouveau, avec une sorte de respect. J'actionne mes doigts, fait tourner mon poignet, admire les lignes de ma main. Elle est revenue, cette main pour qui j'avais tant voyagé. Et mon intuition me dit qu'il en est de même pour ma jambe. Je commence à pleurer encore, de joie et de bonheur. Rien ne me semble plus beau que la sensation de posséder de nouveau son corps d'enfant. Mais rapidement, mon euphorie s'atténue. Je viens de constater que tu n'es pas auprès de moi. Je me relève lentement, les muscles encore endoloris, la peur de nouveau présente. Je tente de chasser la pensée néfaste qui s'est subtilement insinué dans mon esprit.
« Rose...Où est Alphonse? »
Elle ne me répond pas. Elle baisse la tête, les yeux mouillés, et évite délibérément de croiser mon regard. Je ne devine que trop aisément ce que ce silence signifie. Si je t'ai croisé en franchissant cette porte, si tu as pris ma place dans ce vide sans fin, c'est parce que tu avais donné ta vie pour la mienne. Tu t'étais sacrifié pour moi. Les yeux brillants, la gorge sèche, je regarde mon bras retrouvé, et tente d'accepter ce fait: tu es mort. Nous avions tellement voyagé pour retrouver nos corps, et nous étions prêts à y mettre le prix. Mais celui-ci me semble bien trop grand. Je me retrouve désormais au même point que ce jour là. Sauf que je n'ai pas d'armure à laquelle liée ton âme.

Je ne sais si je pleure, car ta mort me semble trop impensable pour être vraie. La seule chose dont je suis sûr, c'est que je ne peux vivre sans toi. Les pensées se bousculent dans mon esprit, pêle-mêle avec des regrets et des souvenirs de toi.
« Nee-san, tu es trop impulsif ! Réfléchis avant d'agir ! »
Oui. Cette fois, j'ai bien réfléchi. Ma décision est prise. Je vais te faire revenir. Je regarde pendant quelques secondes ma main, mais ma détermination n'en est point ébranlée. Tu as payé pour me rendre cette main. A mon tour d'allonger la monnaie.
« Rose, va t'en d'ici. Emmène Wrath avec toi.
-Et toi?, me demande-t-elle, Tu ne viens pas? »
Je devine qu'elle connaît déjà la réponse. Ses yeux suppliants fixent les miens, comme pour me faire changer d'avis, et elle retient son souffle. Cette affection me touche, mais je ne puis accéder à sa requête. Et elle le sais. Je lui adresse un sourire rassurant, et pose délicatement ma main sur la sienne, lui faisant ainsi comprendre que ceci sont mes derniers adieux. Elle baisse les yeux, comme pour cacher des larmes, mais ne tente pas de me retenir. Elle comprend ma peine, car elle-même a voulu voir ressusciter quelqu'un qu'elle aimait. Elle me sourit faiblement et, sans crier gare, me prend dans ses bras. Je la laisse faire, tandis qu'elle me murmure.
« Je prendrai soin de ton frère. Je te le promets, Edward. »
Puis, elle se relève lentement, m'adresse un dernier sourire embué de larmes, et s'enfuit prestement. Je sais qu'elle ne m'a pas menti. Elle prendra soin de toi.

Je suis de nouveau seul. Je viens de finir le cercle de transmutation qui te ramènera à la vie. Je ne suis pas tout à fait sûr qu'il soit parfait, mais le temps me manque trop pour le vérifier. Peut-être sera-t-il inutile, peut-être ne reviendras-tu pas, mais au moins, s'il venait à m'arracher la vie sans point te rendre la tienne, nous serions réunis. Je me déshabille lentement, jusqu'à me retrouver torse nu. Je frissonne un peu, car la salle est froide, mais en même temps, cela me remplit de sensations nouvelles. Cela fait cinq ans que je n'ai plus senti le froid sur mon bras droit. J'inscris quatre cercles sur mon corps: un sur chaque bras, un sur mon front et un dernier sur ma poitrine, près de mon c½ur. Mon corps, mon esprit, mon âme. Si j'offre cela, peut-être reviendras-tu? Je me positionne au centre du cercle. Je balaie des yeux ces lieux, et me dit que c'est peut-être le dernier endroit qu'il me sera donné de voir. Si la transmutation venait à échouer, si je venais à être encore vivant, alors je mettrai un terme à ma vie. Oui, j'en suis à présent certain, cette salle sera mon tombeau. Mais pas le tien. Toi, lorsque le temps sera venu pour toi de mourir, tu seras entouré de ta femme, de tes enfants, de tes petits enfants, et tu ne souffriras pas, tu t'éteindras tranquillement, allongé dans ton lit, peut-être en pensant à ce frère qui t'avait permis d'avoir une mort aussi douce. Le destin en a décidé autrement pour moi...mais je ne suis pas triste de mon sort. J'avais vécu des choses horribles, tristes et macabres, mais j'avais aussi connu le bonheur, la joie, la sérénité, parce que je t'avais pour frère. Et aujourd'hui, pour tout cela, pour toute cette vie partagée avec toi, je t'en conjure...
« Reviens, Alphonse. »
Je frappe dans mes mains, et les pose sur ma poitrine. Les cercles brillent, m'enveloppent, me prennent. Et c'est ainsi que j'ai accompli mon dernier devoir de grand frère: te protéger, quoi qu'il m'en coûte.

À suivre pour la troisième et dernière partie « Une vie sans toi »
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# Posted on Friday, 02 February 2007 at 1:12 PM

Edited on Friday, 02 February 2007 at 1:30 PM

mémoire de frère-une vie sans toi

mémoire de frère-une vie sans toi
Voici la dernière partie de ma fic « Mémoire de frère ». Je ne suis pas particulièrement satisfaite de cette fin, mais j'espère néanmoins qu'elle vous plaira, car je pense avoir dit tout ce que j'avais à dire.
Edward, mon cher Edward, pardon de maltraiter ton c½ur ainsi...

Edward...Mémoire de frère

Partie n°3 « Une vie sans toi »

Voilà, j'ai enfin terminé. C'est avec soulagement que je pose la plume. Cela fait deux ans, depuis que je suis ici, que j'écris ce roman. Cela me soulage de l'écrire, c'est comme ci je me délestais d'un poids. Je l'ai commencé à peu près un mois après mon arrivée, car mon désespoir était tel que je me devais de dire ce que j'avais sur le c½ur. J'avais tout d'abord parlé de notre première transmutation, celle par quoi tout avait commencé. J'aurai pu m'arrêter là, mais ma plume s'était emballée et finalement, j'avais couché sur le papier quatre ans de nos vies, pour conclure sur la fin de notre histoire: ma dernière transmutation. Je masse ma main gauche endolorie, qui tient la plume depuis trop longtemps déjà, et un soupir d'aisance traverse mes lèvres. Quatre ans de ma vie sont enfermés aux creux de 324 pages. Quatre ans de joie, de tristesse, de rire, de rage. Quatre ans de toi, de moi, de nous, d'eux. Des centaines de vie dormant dans ces 324 pages. Je me lève et sens mes jambes se dérober sous moi. Cela fait trop longtemps que je suis assis, et il serait temps que je me dégourdisse un peu. Je range précieusement le manuscrit dans un tiroir. J'en garde la clé constamment sur moi. Puis, je prends mon calepin et un crayon de bois, m'empare de mon manteau et quitte la chambre. Dans ce calepin, j'ai pris l'habitude de t'écrire, comme si je t'envoyais une lettre. J'y inscris tout ce que je vis, ce que je pense, pour qu'un jour, si je venais à revenir, je puisse te faire lire ce que j'ai fait durant tout ce temps passé loin de toi. C'est un journal intime, en quelque sorte, qui t'est destiné. Il est déjà bien fourni, car, comme pour mes rapports d'Alchimiste d'État, j'y ajoute une nouvelle page chaque jour. Maintenant que j'ai fini le livre, je sens que j'ai des choses à te dire. Je descends les escaliers et m'apprête à sortir, lorsque une odeur alléchante vient chatouiller mes narines. J'ai beau être dans un autre monde, je n'en reste pas moins aussi gourmand qu'avant. Je me dirige vers la cuisine, et y trouve un gâteau au meringue. Un mot l'accompagne, et son écriture droite et ratatinée m'indique que c'est Alphonse Heiderich qui l'a écrit. Je m'en saisis d'une main, tandis que de l'autre je porte le gâteau à ma bouche.
« Cher Edward,
Ceci est un encas que je t'ai préparé, puisque à mon avis le déjeuner sera froid lorsque tu descendras. J'espère que tu accepteras de dîner avec moi ce soir, au lieu de t'enfermer dans ta chambre à ruminer sur ton monde imaginaire.
Amicalement,
Alphonse. »
Je me sens un peu coupable par le peu d'attention que j'accorde à cet Alphonse, alors que lui-même me gâte dès qu'il le peut. Il te ressemble beaucoup: malgré mon égoïsme, il ne peut s'empêcher de me faire plaisir. Je pense même que cela le ravi. J'emporte le gâteau avec moi et sors dans la rue. Il y a peu de passants, et ce sont essentiellement des marchands ambulants qui arpentent les rues à la recherche de clients. Le soleil vient caresser ma peau et la brise fraîche fait voleter mes cheveux. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas pris l'air. Je sors mon calepin, sans l'ouvrir, sans l'intention d'écrire, mais simplement pour le garder à porter de main lorsque l'inspiration me prendra. Je me dirige vers le parc. C'est un endroit boisé et tranquille, où les enfants jouent et où les adultes sont détendus. J'aime ce lieu ; toute cette verdure, cela me rappelle un peu Resembool. Je m'assois sur un banc. Je reste un moment ainsi, à penser à toi, à Winry, à Maman...et même au Colonel Mustang. Malgré tout, la vie est bien moins belle sans vous, même le Colonel me manque. Je ne bouge pas pendant longtemps, la larme à l'½il, le c½ur gros. Enfin, je me décide à t'écrire.

« Al,
Aujourd'hui, j'ai fini mon livre. Cela m'a fait pensé que notre histoire aussi était finie. Et cela m'a attristé énormément. Comme j'aimerais revenir en arrière, comme j'aimerai changer notre passé, que nous n'ayons jamais transmuté Maman, que nous n'ayons jamais été emmené dans cet histoire d'Homonculus et de Pierre Philosophale qui nous a détruit toi et moi. Mais surtout, comme j'aimerais que tu sois là, petit frère. Tu avais raison, sans toi, je ne peux rien. Tous les grands frères doivent ressentir cela...J'espère avoir été à la hauteur de ma tâche. Je n'ai pas toujours été facile à vivre, et parfois, tu étais plus l'aîné que moi, mais malgré tout, je continue d'espérer avoir été un bon grand frère. Après tout, je n'ai pas pu te protéger lorsque Maman est morte ; pire encore, j'ai été la cause de nos malheurs. Je n'ai jamais fait transparaître l'image du frère rassurant. Il aurait fallu que je sois plus grand pour cela... »
Je lève le crayon. Je ressens une grande lassitude, et un vide s'installe en moi. Je ne veux plus continuer ainsi. A quoi bon continuer de t'écrire, si je ne suis même pas sûr que tu liras cela un jour? Il se peut que je reste coincé ici pour le reste de ma vie, ou que tu sois toujours mort. Peut-être le prix n'était il pas suffisant? Peut-être y avait-il une erreur dans le cercle? Ce doute ne s'était plus manifesté en moi depuis un moment mais, inconsciemment, je savais qu'il était toujours au fond de moi, question destinée à ne jamais recevoir de réponse. Es-tu en vie, Alphonse? Je ne sais pas, peut-être même ne veux-je pas savoir. Je peux ainsi continuer à vivre en me disant que j'ai réussi, et que je ne suis pas un si mauvais frère que ça. Des larmes coulent sur mes joues, silencieuses et vagabondes. Je ne me contrôle plus, et en un sens cela m'est bien égal. Les remords m'assaillent et me plongent dans la honte. Je n'ai pas réussi à t'offrir la vie que tu méritais. Je n'ai pas déployé assez de forces pour te redonner ton corps. Je n'ai pas réussi à te protéger du danger, du malheur, de la mort. Mais, surtout, ce que je regrette le plus, c'est de ne t'avoir jamais dit que tu es le meilleur petit frère qu'un grand frère puisse avoir. Et ça, j'aurai du te le dire tous les jours. Tant qu'il en était encore temps...

De Edward Elric, grand frère sans petit frère.


FIN

# Posted on Friday, 02 February 2007 at 1:15 PM

Edited on Wednesday, 25 July 2007 at 9:46 AM

la porte-1

la porte-1
voici une fic écrite par noeru31. je l'aime beaucoup parce que le style colle parfaitement avec l'histoire !!

LA PORTE


(partie 1)



Je me remémore ce geste que je fais inlassablement et quand bon me semble, comme le ferait un magicien avec ses formules magiques.
Je me rappelle les étapes de la transmutation. Aurais-je fais une erreur ?
Impossible.
Nous avions les bons ingrédients, le bon timing, la volonté.
Nous voulions ramener Maman. C'est une raison tout à fait suffisante pour réaliser cette formule interdite.
Nous avons juste voulu ramener notre mère. C'était tout à fait normal.
Nous n'avons donc par conséquent rien fait de mal.
S'il était écrit que c'était interdit, c'était sûrement parce que personne n'avait réussi.
Oui, sûrement.

Alors pourquoi suis-je dans cet espace sans murs et sans couleurs ?

Nous n'avons rien fait de mal.
Quel est cet endroit ?
Ce n'est pas le paradis ; un ange m'y accueillerait avec un sourire divin si j'étais mort.
Ce n'est pas l'enfer non plus, car si c'était le cas, un diable me punirait comme il se le devrait.
Suis-je bête ! Il n'est ni question de paradis ou d'enfer, nous n'avons rien fait qui nous aurait fait mourir ! Notre cause était tout à fait légitime !

Soudainement, j'aperçois une silhouette qui se dirige vers moi.
Ce n'est pas une ombre, elle est blanche.
Ce n'est pas un humain, elle flotte.
La silhouette se rapproche. Elle n'a pas de visage.
Où suis-je ?

Cet étrange personnage se met devant moi.
Je suis à un tel point étonné de son aspect que je ne dis mot et ne trouve pas en moi la force d'être terrifié.
Je lui demande qui est-il.
Il me répond qu'il s'agit d'une bonne question et me remercie de me l'avoir posée.

Il se dit être ce que l'on nomme « monde ».
Ou bien « univers », « dieu », « vérité », « tout », « un ».
Je ne comprends pas.
C'est alors que son doigt se lève.
La créature me dit « je suis toi ».

Brusquement, son ton change.
Il me dit que je suis un imbécile pour avoir agi sans réfléchir.
Qui est-il donc ?
Pourquoi me traite-t-il d'imbécile ? Je n'ai rien fait de mal !

Je sursaute.
Des sortes de tentacules sortent de la porte gigantesque qui se trouvait derrière moi.
Elles m'attrapent !
Je me débats énergiquement afin d'échapper à leur emprise, en vain.
Elles me ramènent vers la porte, mais j'ai le sentiment que je ne dois pas y aller. Je ne veux pas !
« Lâchez-moi ! » Hurlai-je.
Alors que la porte commence à se refermer quand je me trouve à l'intérieur, j'aperçois à travers la fente la silhouette qui m'a traité injustement d'imbécile.
« Je vais te montrer la vérité », me lance-t-il.
Quelle vérité ?
La porte se ferme.


A venir dans la partie 2

# Posted on Tuesday, 06 February 2007 at 11:37 AM

Edited on Wednesday, 25 July 2007 at 12:51 PM

la porte-2

la porte-2
tout de suite, la deuxième partie !!!

LA PORTE


(2ème partie)


Puis, tout va très vite.
Des fragments de vie défilent à toute allure.
Je vois des gens que connais. Je vois Alphonse et Winry.
Vais-je voir Maman ? Est-ce que si je la vois, cela va signifier que je vais la retrouver ? Vais-je être récompensé pour tous ces efforts réalisés ?
J'ai mal à la tête. Tout va trop vite.
Je ne supporte presque plus cette situation.
Les tentacules ne me lâchent toujours pas. Bien au contraire, elles glissent sur mon corps, comme si elles étaient à la recherche de quelque chose.
J'essaie vainement de crier, de me débattre, mais je ne peux pas !
Arrêtez, ma tête va exploser si vous continuez ! Vous allez me tuer !

Soudain, alors que je sens que je vais trépasser, j'aperçois une lumière blanche. Je vois un être que je pense connaître. Puis, de longs cheveux se dessinent.
Maman !

Je suis arrivé à sortir ce mot de ma bouche.
Je tends ma main vers elle.
Elle s'apprête à la saisir ! Aurais-je réussi ?
Mais la porte se referme.
Déjà ?
Je n'ai pas vu le temps passer depuis que j'ai vu Maman.
Elle allait attraper ma main, nous y étions presque !
Est-ce que cela signifie qu'il manque quelque chose à notre transmutation pour qu'elle soit complète ?

La créature sans visage me rappelle à l'ordre.
« Alors, c'était comment ? » Me demande-t-elle.

Je lui décris la situation, qu'il y avait beaucoup trop d'informations, comme si quelqu'un essayer de me les implanter directement dans la tête.
J'ai cru que mon cerveau allait exploser !
« Puis, j'ai compris », lui dis-je. « C'est ... la vérité. »

Je me fis un bilan de cet étrange phénomène.
Mes calculs n'étaient pas faux. Ils étaient insuffisants.
Oui, c'est ça !
Insuffisants !
Je le savais ! Je n'ai pas eu tort de faire cette transmutation !
Si je retourne derrière cette porte, je trouverai la solution ! Je serai enfin sûr de retrouver Maman !

Je supplie l'étrange être de me laisser y retourner encore une fois.

« Hors de question », me répond-il.

Quoi ?
Je me retourne.
Il me dit que ce que je lui ai donné comme droit de passage ne suffit pas, que cela ne me permet pas d'aller plus loin.


Suite dans la partie 3
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# Posted on Tuesday, 06 February 2007 at 11:38 AM

la porte-3

la porte-3
et la fin !!! laissez des coms !!!

LA PORTE


(3ème et dernière partie)



Droit de passage ?
De quoi parle-t-il donc ?

Il me confirme. « Droit de passage ».
Alors que cette silhouette sans corps s'avance, une jambe à l'aspect humain y apparaît en même temps que la mienne disparaît.

Soudain, un sourire sarcastique se dessine sur sa tête inexistante.

« Le principe de l'échange équivalent, voyons. Tu es bien alchimiste, non ? »

Des perles de sueur coulent sur mon visage.
L'échange équivalent ?
Non.
Ce n'est pas possible.
De quoi s'agit-il déjà ? Ah oui, on ne peut obtenir quelque chose grâce à l'alchimie qu'en cédant autre chose de valeur égale.
Eh bien ?
Un éclair traverse mon esprit.
L'échange équivalent.
Je l'ai oublié !

Mais alors que je viens juste de me rappeler son existence, je reviens au lieu de l'action.
Ma jambe !
J'ai perdu ma jambe !
Le sang coule à flots.
La douleur est telle que je hurle à m'en déchirer les cordes vocales.
Ce que je peux avoir mal !
J'ai mal !

Pourquoi ai-je mal ? Parce que j'ai perdu ma jambe ! Pour quoi ai-je perdu ma jambe ?
Parce que j'ai fait une erreur.

Où est Alphonse ?
Je m'époumone à l'appeler, mais personne ne me répond.
J'implore de l'aide.
Mais rien.

Et Maman ?

Je regarde à l'emplacement de ladite transmutation.

Maman ...

Une créature des plus immonde est apparue à la place des ingrédients pour cette opération.
Cette créature est-elle le résultat de ce que nous avons fait ?
Ce n'est pas possible !
Non !

Je recule en me plaquant contre le mur derrière moi.
La chose suffoque.

Quel spectacle répugnant !
Est-ce mon ½uvre ?
C'est impossible !
Ce n'est pas Maman !
Pourtant, je vois apparaître un bras humain.
Maman.
Cette créature est le résultat.
Le résultat de nos efforts durant toutes ces années. De notre douleur. De notre souffrance. De nos espoirs qui étaient maintenant que j'y pense, faux.
L'horrible chose laisse échapper des substances rebutantes de son corps.
Je ne me sens plus maître de moi-même. De stupeur et de dégoût, je vomis.
La tête me tourne.

Je croyais n'avoir rien fait de mal !
Al !
Tout était de ma faute, depuis le début !
Alphonse n'a fait que me suivre dans mes démarches !
Je l'ai entraîné là-dedans.
Tout est de ma faute.

Avec la force du désespoir, je noue brutalement un bandage à ma jambe.
Je fais tomber à terre une armure de cette maudite salle.
Bordel ...
Rends-le-moi !
C'est mon frère !
Prends mon autre jambe ! Prends mes deux bras !
Je trace ce dessin que j'avais autre fois vu dans un livre et lève avec douleur mes bras souillés par le sang.
Prends même mon c½ur si c'est ce que tu veux ! Mais rends-le-moi ! C'est la seule famille qu'il me reste !!
Et avec mes dernières forces, en rassemblant toutes mes émotions, stupeur, rage, désespoir, tristesse, je frappai mes deux mains instinctivement, mouvement que je n'avais jamais fait auparavant.

Il m'a semblé entendre la silhouette transparente murmurer : « te revoilà, imbécile ».
Je n'eus pas la force de le contredire.
Je suis un imbécile.
Il avait raison depuis le début.


FIN
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# Posted on Tuesday, 06 February 2007 at 11:40 AM